Visite du service onco hémato pédiatrique

MAI 2025

Catherine Ciancia et le docteur Bodet du service onco hémato pédiatrique nous ont accompagnés pour notre visite de ce service. Nous avons été accueillis par M. Guillouet, directeur adjoint du centre de simulation et la professeure Bellot, pédiatre.

Cette structure dépend à la fois du CHU et de l’Université de Caen. Elle assure des missions de formation initiale et de formation continue auprès des futurs soignants et des soignants en exercice.

Les formateurs se déplacent également dans les hôpitaux de la région à la demande des équipes. Ainsi, des modules de formation incluant différentes catégories de soignants (médecins, infirmiers, aides-soignants) et ayant pour objectifs de simuler des situations d’urgence ont été élaborés afin de travailler le savoir être et le savoir-faire des personnels.

Les participants doivent ainsi apprendre à gérer ces situations qui sont filmées et qui donnent lieu ensuite à une analyse de la manière dont on se parle dans l’urgence (contrôle des émotions), quels termes précis il faut utiliser afin d’exprimer une demande et que l’ordre soit correctement exécuté ? De nombreux scénarios sont ainsi travaillés notamment l’annonce d’une maladie grave à un patient ou des parents.

Plusieurs salles permettent de simuler des situations dans un bloc opératoire, un accident sur la voie publique etc. Afin de réaliser ces mises en situation, les équipes disposent de mannequins, notamment des enfants à des âges différents, d’une femme pour simuler un accouchement et du matériel adapté pour chaque scénario (couveuses, outils chirurgicaux, etc).

Chaque mannequin coûte entre 50000 et 90000€ et a une durée de vie de cinq ans environ. Le centre fait également appel à des personnes extérieures qui se mettent dans la peau d’un patient afin de rendre plus réalistes encore ces mises en pratique.

Les membres de Manche leucémie ont été invités pour avoir permis la participation de NorSimS à une étude interrégionale (Rennes, Nantes, Brest, Angers, Tours et Rouen). L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact d’un apprentissage par simulation des internes, en préalable d’une intervention au lit du malade afin de pratiquer une ponction lombaire, par comparaison du nombre d’échecs de réalisation ou de ponction traumatique. Les résultats de cette étude devraient être publiés en septembre 2025.

L’association a, en effet, financé l’achat d’inserts reproduisant les vertèbres lombaires et le canal où circule le liquide céphalo rachidien. Il faut savoir que, dans le cas d’une leucémie, les médecins pratiquent 10 à 15 ponctions lombaires sur un jeune patient.